Aller au contenu principal

La CENI et le DCAF renforcent les capacités des journalistes et des FDS nigériens sur leur rôle en période électorale

Niamey, 3 Déc (ANP)-  Le centre  pour la  gouvernance  du secteur de la sécurité, Genève (DCAF, organisation de la société civile allemande) a organisé, ce jeudi 3 décembre 2020, en collaboration avec la commission électorale nationale indépendante (CENI) une journée d’échanges avec les forces de défense et de sécurité (FDS)  et des hommes de médias nigériens  sur le processus électoral en cours au Niger.

Il s’agit, à travers ce cadre d’échange, de rappeler aux journalistes et les agents de défense et de sécurité la contribution qu’ils doivent apporter pour que le processus électoral se passe dans des conditions paisibles.

Ce forum, rappelle-t-on, intervient à dans une période électorale au Niger. Les élections locales sont prévues pour le 13 Décembre, les  campagnes étant déjà ouvertes depuis ce mercredi 2 décembre. La présidentielle et les législatives sont prévues pour le 27 décembre 2020, alors qu’un éventuel deuxième tour pour la présidentielle est prévu le 30 février 2021.

C’est pourquoi, dans son intervention à l’ouverture des travaux, la coordinatrice pour l’Afrique subsaharienne  de la DCAF, Mme Morand Ruth Jolie a estimé que ‘’cette rencontre vient à point nommé’’.

‘’Espace d’échange et d’information  entre la CENI, les forces de défenses et de sécurité  et les médias, la pertinence d’un tel atelier  est d’autant plus évidente que  celui-ci qui se tient à quelques semaines des prochaines élections  générales dans votre pays’’ a-t- elle indiqué  à l’ouverture des travaux.

Selon elle, les rôles de ces acteurs dans la réussite du processus électoral est d’une importance capitale.

‘’Les forces de sécurité intérieure  ont essentiellement pour rôle de maintenir  l’ordre public et de pourvoir au renseignement lors  des élections’’ a soutenu  Mme  Morand Ruth Jolie.

‘’Quant aux médias, considérés à juste  titre comme  un quatrième pouvoir, ils se feront le devoir  d’accomplir leur rôle d’information du public, mais  surtout  de sensibilisation  de ce public. Sans véritable  communication   entre les électeurs et les pouvoirs  publics, avant pendant, et après  le scrutin, le risque  de désinformation  et d’intoxication demeure potentiel’’ a-t-elle ajouté.

Mme Morand a ainsi appelé ces acteurs à prendre conscience des responsabilités qui sont les leurs durant ces scrutins qui interviennent  dans ‘’un contexte particulièrement sensible pour les Etats du Sahel où sévit  une pluralité d’insécurité hybride menaçant  la stabilité des Etats’’ a-t-elle laissé entendre.

Même si selon elle, ‘’le cas du Niger  est moins préoccupant  que celui d’autres Etats  de la sous-région, la paix y reste néanmoins fragile’’ a-t-elle nuancé.

 Le représentant  du président de la commission électorale nationale indépendante (CENI), le commissaire Hamidou Bindjo Assane a, pour sa part,  rappelé les résultats positifs déjà obtenus par  son institution grâce à la contribution des FDS et des médias.

‘’En effet, depuis l’adoption de la loi du 14 Août  2017 portant code électoral, le Niger s’est doté  d’une commission  électorale indépendante, professionnelle et permanente. Cette loi institue également  un fichier biométrique électoral destiné à renforcer la sécurité  dans la tenue des élections. L’enrôlement biométrique  qui constitue  une phase importante  du processus électoral réalisé a permis au Niger de disposer  de sa première liste électorale  biométrique et d’un fichier électoral audité  par les experts habilités de la CEDEAO et de l’OIF, le rendant davantage fiable, inclusif et sécurisé. Ces résultats  ne seront obtenus  n’eut été l’abnégation  et l’engagement des FDS et des Médias dans l’accompagnement des différentes étapes de l’enrôlement biométrique’’ a rappelé M. Hamidou Bindjo Assane.

Précisant  le rôle joué par chacun de ces acteurs, le commissaire de la CENI a indiqué que ‘’les FDS ont su défendre, avec bravoure et dévouement ce processus malgré le contexte  sécuritaire du moment. Quant aux médias, ils ont pu permettre aux citoyens d’être sensibilisés et informés sur le processus d’enrôlement  ayant permis au Niger de se doter de ce fichier électoral biométrique’’.

  C’est pourquoi il a, lui aussi, appelé les FDS et les journalistes à conjuguer leurs efforts et à travailler en harmonie  pour que les prochaines élections au Niger soient ‘’libres, transparentes, honnêtes dans un climat de paix  et de sécurité’’.

Cette journée d’échange, précise-t-on, a rassemblé aussi bien des journalistes de la presse publique et privée du Niger, que des représentants de tous les corps de défense et de sécurité nigériens (armée, gendarmerie, police nationale, garde nationale…).

Elle est organisée par le centre  pour la  gouvernance  du secteur de la sécurité, Genève (DCAF,  qui est une organisation de la société civile allemande), avec le financement du ministère des affaires étrangères de la République Fédérale d’Allemagne, et l’appui technique de la commission électorale nationale indépendante (CENI) du Niger.

MSB/AS/ANP 021 décembre 2020