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Pratiques traditionnelles néfastes en Afrique : SOS villages d’enfants s’engage pour les droits des filles

Niamey, 23 nov (ANP)-Le SOS villages des enfants s’est, dans un communiqué publié le 22 novembre 2021, engagé, lors du 3ème sommet des filles africaines tenu Niamey, pour les droits des filles face aux pratiques traditionnelles néfastes.

Selon le communiqué, les filles sont touchées par ces pratiques traditionnelles néfastes de manière disproportionnée dans le monde.

C’est ainsi qu’elles sont, rapporte le communiqué, 650 millions de filles et de femmes qui ont été mariées alors qu'elles étaient enfants, et dont plus de 200 millions ont subi des mutilations génitales féminines.

‘’Mariages forcés, grossesses précoces, déscolarisation, dépendance financière…Où qu'elles se produisent, les pratiques traditionnelles néfastes privent les filles de leur enfance, les privent de la possibilité de déterminer leur avenir et menacent le bien-être des individus, des familles et des sociétés’’ précise le même communiqué.

Cependant, SOS villages des enfants, en rapportant les Nations Unies, rappelle que ‘’en Afrique la tendance actuelle n’est pas favorable à l’élimination de ces pratiques lorsque l’on sait que chaque jour 33 000 filles de moins de 18 ans risquent d’être contraintes au mariage précoce et chaque année 3,2 millions risquent d’être soumises à une mutilation génitale’’.

Selon toujours le communiqué, ‘’les filles privées de prise en charge parentale ou risquant de la perdre sont particulièrement les plus exposées’’, une situation aggravée par la survenue de la pandémie de COVID-19, les crises humanitaires et les conflits qui ont augmenté la vulnérabilité des familles et des enfants, en particulier des filles.

‘’C’est conscient de ces défis que SOS Villages d’Enfants s’est engagé à parler, à agir et à faire entendre la voix des jeunes à l’occasion du Sommet des Filles Africaines à travers des actions phares telles que une contribution de 38 millions de FCFA pour soutenir les gouvernements à mettre en œuvre des législations, des politiques et des programmes qui incluent tous les enfants, l’organisation de deux sessions parallèles au sommet des filles, agir pour mettre fin à ces pratiques, et enfin intervenir dans les contextes humanitaires, d'urgence, transfrontaliers et de conflits pour prévenir et éliminer les pratiques traditionnelles néfastes’’ explique le communiqué.

Le communiqué réaffirme, enfin, l’engagement de SOS Villages d'Enfants, pour qui, ‘’la garantie des droits des filles est un élément essentiel de son travail’’, et par conséquent se dit ‘’déterminé à œuvrer pour créer et maintenir un environnement bienveillant et stimulant pour elles, afin qu’elles puissent profiter de leur enfance et contribuer au développement de leurs communautés’’.

Rappelons que SOS Villages d'Enfants a été créé en 1949 dans le but de soutenir les enfants et les jeunes sans protection parentale ou risquant de la perdre. Il est présent dans 130 pays dont 46 en  Afrique et appuie près de 750 000 enfants et familles.

AS/ANP 0149 novembre 2021