UA Niger 2019 : le processus ZLECAF, des rives du Nil bleu (Ethiopie) 1963 aux rives du Niger 2019

Soumis par lawan le dim, 07/07/2019 - 19:29
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Niamey, 7Juil(ANP) -  Les travaux du 12ème sommet extraordinaire de l’union Africaine sur son opérationnalisation  de la ZLECAF lancés ce dimanche 7 juillet à Niamey viennent de donner un contenu à un vieux rêve  caressé depuis 1963  par les pères fondateurs de l’institution panafricaine.
54 pays ont signé  tandis que 27 ont ratifié l’accord qui est entré en vigueur le 30 mai dernier sous l’impulsion des dirigeants africains dont le chef de l’Etat nigériens désigné en 2017  le champion du processus.
Une trentaine des chefs d’Etat et de gouvernement africains et des responsables des institutions internationales dont la secrétaire générale adjointe de l’ONU et le directeur Général adjoint de l’Organisation Mondial du commerce ont  marqué de leur présence aux assises des berges du fleuve Niger, une étape cruciale le processus ZLECAF.
Dans  son intervention, le président de la  commission  de l’Union Africaine M. Moussa Faki Mahamat a indiqué  que le  lancement  aujourd’hui  de la Zone de libre échange continentale est l’un des projets les plus emblématiques de l’agenda africain, ‘’ un rêve, vieux rêve se réalise’’, a-t-il annoncé.
Selon lui, la ZLECAF est envisagée dès le sommet inaugural de l’ONU en mai 1963,  les pères fondateurs doivent en être certainement fiers à savoir, Kwame Nkrumah, jamel Abdel Nasser, Hailé Sélassié, Hamani Diori et les autres doivent se dire enfin.
« Adopté et ouvert à la signature le 21 mars 2018 à Kigali, l’Accord sur le Zlecaf a enregistré à sa naissance 44 signatures, chiffre record dans les annales de l’architecture juridique de notre Union. Et une année à peine, le nombre de signatures est passé à 52 et, avec la signature du Benin et du Nigeria, nous sommes à 54 (la presque totalité des membres de l’UA) et 25 ratification déposées », a annoncé le président de la commission de l’UA.
M. Moussa Faki  a fait savoir que ‘’l’Entrée en vigueur le 30 mai 2019, la Zlecaf devient ainsi le plus grand espace d’échange commercial au monde. L’Afrique, avec une population de 1,2 milliards  devrait atteindre 1,7 milliard d’ici à 2030 et 2,5 milliard d’ici à 2050, soit 26% de la population mondiale en âge de travailler, et près de 70% de cette population à moins de 30 ans et plus de la moitié sont des femmes’’.
Pour le président de la commission de l’UA, la croissance de l’économie africaine devrait être deux fois plus rapide que celle du monde développé. L’Afrique est le deuxième continent le plus grand et le deuxième plus peuplé du monde.
‘’La Zlecaf  sera dès son lancement soutenue par des règles d’origine bien définies , des listes de concessions tarifaires dans le commerce de biens, d’un mécanisme en ligne de surveillance et d’élimination des barrières non tarifaires continentaux ,d’une plate -forme  panafricaine de paiements et de règlements numériques , une application Web et mobile pour les entreprises , ainsi qu’un portail de l’observatoire africain du commerce’’, a détaillé r  M. Moussa Faki.
‘’Les rapports soumis à l’appréciation de la conférence comportent plusieurs instruments juridiques accompagnant l’Accord lui-même dont 3 Protocoles, des mécanismes et des modalités de sa mise en œuvre qui, sans nul doute, permettra de surmonter tous les obstacles au commerce’’, a-t-il précisé.
L’une des caractéristiques  de la Zlecaf est qu’elle renferme une diversité de situation économiques, géographiques, démographiques, allant des plus petites (moins d’un milliard) au plus grand (350milliards ) de dollars.
Il est envident que  l’opérationnalisation de la Zlecaf est de nature à favoriser l’entreprenariat, l’emploi de la jeunesse et l’émancipation des femmes, cette jeunesse africaine en proie à toutes les tentations (exode rural, migration, trafic, criminalité transfrontalières), a fait observer le responsable de l’institution.
Le président de la commission de l’UA de notifier que la Zlecaf ne pourra être effective si l’on n’ouvre par  les frontières aux africains, soulignant  l’impérieuse nécessité de ratifier le Protocole sur la libre circulation qui et une condition à la liberté du commerce.
Il est en effet paradoxal et inopérable, que les africains se sentent, encore aujourd’hui, étrangers chez eux , subissent un régime de visas moins favorable par rapport aux autres citoyens du monde , comme cela apparait dans certains de nos états .de même les Etats membres doivent commencer à vulgariser la distribution du passeport panafricain qui est un merveilleux outil pour la promotion de l’identité africaine .
L’autre pré-requis de l’intégration commerciale est la réalisation des infrastructures qui permettront l’interconnexion des pays et des régions (routes, chemins de fer , ponts , aéroports , énergie, télécommunications).
Parlant de la sécurité, il a fait remarquer que les pays du sahel consacrent près d’un tiers de leur budget à la sécurité au détriment des secteurs sociaux, véritables moteurs de développement. Dans ce contexte,  a ajouté Moussa Faki , ‘’notre défis majeur est de réaliser de manière concrète l’autre projet phare de l’Agenda 2063, celui de « faire taire les armes à l’horizon 2020 », retenus comme thème de l’année 2020.
Plusieurs personnalité  ont pris la parole  au cours de cette cérémonie, il ya d’abord le chef d’état égyptien, président en exercice de l’UA  qui a dans son discours d’ouverture remercié le chef d’état  nigérien pour ses efforts dans le cadre de la mise en œuvre de la Zlecaf. Il a par la suite notifié l’importance de la Zlecaf dans l’intégration africaine et sur la place qu’occupera désormais l’Afrique  au plan international.
Le président Abdel Fatah Al Sissi a aussi insisté sur l’opérationnalisation de cette zone et appel par la même occasion les autres pays de rejoindre le groupe.
Le Directeur général Adjoint de l’Organisation Mondiale de  Commerce (OMC)  M. Yonov  Fred Agah a indiqué que son institution reste disponible à accompagner l’Afrique sur les questions et divers programmes à travers la facilitation des normes du commerce, selon lui le Zlecaf sera l’outil qui va accélérer le secteur privée, réduire la pauvreté et crée  des emplois.
Le président de la Banque Africaine des Exports et import M. AFREXIMBANK  a rappelé les différentes  mobilisations des ressources en faveur de la Zlecaf et le soutien financier des pays qui subissent des pertes fiscales grâce  à  la mise en œuvre de la Zlecaf.
Quant à la secrétaire  générale  adjointe de l’Organisation des Nations Unies(ONU),  Mme .Amina Mohamed, elle  se félicite de la concrétisation de Zone qui sera pour l’Afrique un véritable levier de croissance et rassure du soutien  de l’ONU.
AIO/CA/ANP- 0065 juillet 2019

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