Sommet virtuel UA : Le président Issoufou demande la condamnation de l’assassinat de George Floyd

Soumis par ANP le jeu, 11/06/2020 - 18:39
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Niamey, 11 juin (ANP) – Le président Issoufou Mahamadou a demandé que la conférence virtuelle de l’UA sur la COVID qui s’est tenue ce jeudi ‘’ condamne sans réserve’’ l’assassinat le 25 mai dernier ed George Flyod ax Etats-Unis, qualifiant de ‘’crime odieux’’.
Dans son intervention par viséoconférence à la rencontre, le chef de l’Etat nigérien, président en exercice de la CEDEAO a déclaré qu’ ‘’il est impératif de mettre en place un nouveau paradigme, une nouvelle gouvernance politique et économique mondiale, gouvernance qui sera davantage fondée sur la solidarité, l’égalité, la justice et la dignité’’.
‘’ Le symbole du vieux monde qu’il faut changer et qui viole constamment ces valeurs est l’assassinat le 25 Mai 2020 aux États-Unis, de George Floyd.’’, a fait remarquer le président Issoufou, estimant que  ‘’Notre conférence doit condamner sans réserve cet acte odieux’’. 

S’exprimant sur le sujet de la pandémie de la Covid-19 , le chef de l’Etat a noté qu’au niveau de la CEDEAO le taux de croissance initialement prévu à 3,3% baissera à 2% si la pandémie prenait fin en juin 2020 et à -2,1% si elle persistait au-delà du second semestre de 2020, induisant notamment une baisse des recettes fiscales et un accroissement du chômage et de la pauvreté.
Il a détaillé que le ratio du service de la dette sur les exportations dans les pays de la CEDEAO, sera fortement impacté en 2019 par la COVID-19, du fait notamment de la baisse des recettes d’exportations (pétrole, cacao, coton, fer), de la baisse des revenus du tourisme et de celle des transfert privés, le service de la dette devrait connaître une forte hausse qui pourrait devenir insoutenable pour la plupart des pays.
En outre, la baisse de l’activité économique dans les pays de la CEDEAO aura un impact sur la mobilisation des ressources intérieures, dans un contexte d’accroissement des dépenses de santé pour faire face à la COVID-19 et de soutien à l’économie, ce qui devrait compliquer davantage la gestion de la dette. Les pays membres de la CEDEAO ont donc des besoins financiers pressants, a encore relevé le président Issoufou.

Au sein de l’UEMOA, le président nigérien a cité les mesures adoptées. Il s’agit entre autres de  avec  l’instaurationd’une plus grande coordination dans la prise des mesures sanitaires relatives à la gestion des frontières intérieures et extérieures de l’Union ; de l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan régional de renforcement des capacités des systèmes sanitaires pour la gestion des épidémies et de la suspension temporaire de l’application du pacte de convergence , de stabilité , de croissance et de solidarité.
Le chef de l’Etat nigérien a fait observer que ‘’l’ampleur de la crise économique qu’ils connaitront nécessite un soutien financier qui va au-delà d’un simple moratoire’’
‘’Il faut totalement désendetter nos pays, et leur fournir, en plus, des ressources fraîches. Vu que le désendettement par l’inflation, procédé utilisé par les pays riches pour se débarrasser de leur dettes au lendemain de la seconde guerre mondiale n’est pas envisageable, il faut procéder a une annulation de la dette en dépit des inégalités qu’elle va générer entre pays bénéficiaires’’, a-t-il déclaré, notant que
l’Afrique a l’ambition de réaliser les objectifs de développement durable et ceux de l’agenda 2063. L’ Afrique a donc besoin de ressources fraîches non seulement pour faire face à la pandémie mais aussi pour relancer l’économie à travers la mise en œuvre de projets structurants de l’agenda 2063 notamment la Zone de Libre Échange Continentale Africaine, le plan de developpement des infrastructures, le plan du développement industriel et le plan de développement agricole. Concernant la ZLECAf.
La Task Force a suggeré un moratoire de un à deux ans pour le remboursement du principal et des intérêts de la dette des Etats les plus fragiles, l’utilisation des droits de tirage spéciaux DTS du Fonds Monétaire International, Le renforcement de l’appui de la Banque Mondiale via l’IDA  et le reprofilage de la dette privée des Etats via des mécanismes appropriés sans dégradation de leur cotation, note-t-on.
Au cours des échanges par viséoconférence avec la task force, le chef  de l’Etat a plaidé  le 9 juin dernier pour des financements innonvants et un plan Marshall ambitieux pour l’Afrique, rappelle-t-on.
CA/ANP- 0046 Juin 2020

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