Les greffiers du Niger en atelier sur les droits de l’homme et la collecte des données

Soumis par lawan le ven, 25/05/2018 - 12:05
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Dosso, 24 Mai (ANP) - Dosso abrite depuis ce jeudi 24 mai un atelier national de formation des greffiers sur les droits de l’homme et la collecte des données servant à renseigner les rapports du Niger aux organes des traités. Organisé par le ministère de la justice avec le concours de l’Institut Danois des Droits de l’Homme au Niger (IDDH), cet atelier, qui constitue la quatrième session du genre, concerne 23 greffiers venus des différentes régions du pays.
Une fois outillés, ils viendront s’ajouter à la soixantaine de greffiers formés de 2015 à 2017. La cérémonie d’ouverture a été présidée par la Directrice générale des droits de l’homme, de la protection judiciaire juvénile et de l’action sociale, Docteur Mounkaïla Aïchatou Seyni, en présence du Secrétaire général du gouvernorat de Dosso, M. Assoumana Amadou, du Procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Dosso, du Représentant de l’IDDH et de nombreux invités.
Pendant deux jours que durera la formation, les participants suivront des modules se rapportant à l’introduction aux droits de l’homme, la ratification des instruments juridiques internationaux, la soumission des rapports aux organes des traités et la contribution du greffier à l’élaboration des rapports nationaux.
Il sera aussi question des indicateurs des droits de l’homme et mécanisme de collecte, ainsi que la nécessité de la collecte des indicateurs des droits de l’homme.
Dans l’allocution qu’elle a prononcée à l’ouverture des travaux, la Directrice générale des droits de l’homme, de la protection judiciaire juvénile et de l’action sociale au Ministère de la Justice, Docteur Mounkaïla Aïchatou Seyni a loué la qualité de l’exemplarité du partenariat entre l’Institut Danois des Droits de l’Homme et le Gouvernement de la République du Niger.
Depuis 1997, a-t-elle souligné, « l’IDDH œuvre inlassablement aux côtés du Gouvernement, de la Commission Nationale des Droits Humains et des Organisations de la Société Civile pour la promotion et la protection des droits de l’homme dans notre pays », avant de rappeler les différentes réalisations de l’IDDH au profit du ministère de la justice.
La Directrice générale des droits de l’homme, de la protection judiciaire juvénile et de l’action sociale s’est ensuite appesanti sur la fonction principale du greffier, celle d’assistance du magistrat dans tous les actes de sa juridiction sous peine de nullité. Il fait toujours partie du tribunal ; il est témoin et acteur de procédures judiciaires. A ce titre, les greffiers constituent une importante source d’information.
C’est justement pour leur permettre de jouer pleinement ce rôle, a indiqué Docteur Mounkaïla Aïchatou Seyni, que la présente formation leur est dispensée en vue de les familiariser non seulement aux mécanismes internationaux et régionaux des droits de l’homme, mais aussi à la technique de collecte des données et aux indicateurs des droits de l’homme. C’est pourquoi elle les a exhortés à suivre attentivement cette formation pour en tirer profit.
Auparavant, le Secrétaire général du Gouvernorat de Dosso, M. Assoumana Amadou s’est réjoui du choix porté sur la région de Dosso pour abriter les travaux du présent atelier. « Depuis l’installation du Gouvernement de la 7ème République, a-t-il indiqué, notre pays s’est résolument engagé à promouvoir et à protéger les droits de l’homme, mais aussi à l’amélioration de la situation de droits civiques et politiques, des droits économiques, sociaux et culturels et des droits spécifiques ». C’est aussi, a-t-il ajouté, une préoccupation fondamentale des autorités de la 7ème République, au premier rang desquels S.E Issoufou Mahamadou, Président de la République, Chef de l’Etat comme en témoignent les multiples réalisations dans plusieurs domaines.
Le présent atelier, a poursuivi, le Secrétaire général du Gouvernorat de Dosso, vient à point nommé parce qu’il constitue une réelle opportunité pour renforcer les capacités des greffiers non seulement sur les droits de l’homme et les instruments ratifiés par le Niger, mais aussi sur les indicateurs des droits de l’homme et les mécanismes des collectes des données. M. Assoumana Amadou a formulé des vœux pour que les échanges apportent une contribution positive non seulement à l’élaboration des rapports nationaux aux organes des traités, mais aussi à la promotion des droits de l’homme au Niger.
MA/KPM/ANP/Mai 2018

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