Les acteurs et partenaires de l’école prennent des engagements à Maradi

Soumis par lawan le lun, 01/10/2018 - 17:54
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Maradi, 01 octobre (ANP)- A l’instar des autres régions de notre pays, les écoles primaires et collèges de Maradi ont repris les cours ce premier octobre pour l’année académique 2018-2019. A Maradi, en lieu et place de se rendre dans les écoles,  c’est dans le stade régional que le gouverneur de la Région, m. Zakari Oumarou a officialisé cette rentrée.  Une grande première, tant par le choix du lieu, mais surtout par le contenu de cette cérémonie
Il s’agissait d’amener les acteurs de l’école nigérienne à savoir les parents d’élèves, les organisations estudiantines, les syndicats des enseignants, les partenaires techniques et financiers, les leaders religieux et coutumiers à prendre chacun en ce qui le concerne, des engagements à œuvrer pour d’une part la bonne marche de l’année académique 2018-2019 et de l’autre, créer un climat  apaisé et serein.
En prenant la parole les premiers, les parents d’élèves réunis au sein de la fédération communale COGES  des arrondissements I,II, et III se sont engagés à mieux améliorer leur appuis à l’école qui était de 110.862.160FCFA en 2017-2018 à travers des cotisations du comité décentralisé des établissements scolaires. Pour cette année, ils s’engagent à mener des missions de terrain au niveau de chaque CDES pour les informer, les sensibiliser sur leurs rôles et leurs responsabilités vis-à-vis de l’école et de jouer le rôle d’arbitre entre acteurs de l’éducation.
Quant aux mères éducatrice de la ville de Maradi, elles se sont d’abord félicité de la vulgarisation du décret n°2017-935/PRN/MEP/APLNEC/MES du 25décembre 2017 portant protection, soutien et accompagnement de la jeune fille en cours de la scolarisation jusqu’à l’âge de 16 ans. Elles se sont engagées à améliorer le taux brut de scolarisation des filles ; intensifier les campagnes de sensibilisation en vue de maintenir les jeunes filles le plus longtemps possible. Enfin elles s’engagent à soutenir le gouvernement, les partenaires techniques et financiers, les collectivités territoriales, la chefferie traditionnelle, les leaders religieux et les corps enseignants pour les efforts qu’ils ne cessent de fournir pour le maintien de la jeune fille à l’école.
Les directeurs des écoles pour leur part s’engagent à assurer l’encadrement de proximité de leurs adjoints ; de veiller à la ponctualité et à l’assiduité des enseignants, aux textes réglementant le système éducatif nigérien, au respect strict des règlements intérieurs de leurs établissements.
L’équipe d’encadrement pédagogique de Maradi constituée de conseillers pédagogiques et inspecteurs pour sa part s’est félicité du transfert de compétences et des ressources de l’Etat aux collectivités territoriales, de l’élaboration du programme de mise à niveau par le ministère. Ils ont pris l’engagement de bien collaborer avec les maires pour rendre effectif et efficace le transfert des compétences. Toutefois, ils entendent suivre régulièrement l’exécution du programme de mise à niveau pour relever le défi de la qualité de l’éducation.
Le coup de tonnerre, comme il fallait s’y attendre, est venu  du côté des structures estudiantines qui, sans complaisance ont fait jaillir tous les mots qui gangrènent notre école. Pour eux, la déperdition scolaire trouve son fondement dans le manque de volonté des autorités de la 7ème République. La précarité de la  gestion de certaines de nos communes et leur faible mobilisation de ressource sont des sources d’inquiétudes des étudient quant à la capacité des mairies à assurer la bonne marche du transfert des compétences. Ils ont fustigé le manque de tables bancs, le manque du matériel didactiques et de corps enseignants ont aussi été dénoncés par les étudiants. Enfin, ils estiment pour qu’il n’y ait plus de perturbations, chacun doit s’engager à sauver l’école nigérienne, en mettant les étudiants et élèves dans les conditions.
Les partenaires techniques et financiers, tel l’UNICEF a renouvelé ses engagement en faveur de l’éducation dans la région de Maradi en poursuivant ses efforts d’accompagnement pour la qualité de l’éducation en mettant l’accent sur les points suivants : soutient à la scolarisation de la jeune fille et la mise à jour de la politique de l’éducation et la formation des filles ; renforcement de capacités des points focaux SCOFI sur le décret portant sur la scolarisation de la jeune fille en cours de scolarité ; accompagner l’Etat dans le transfert de compétences vers les communes . Les chefs traditionnels, les leaders religieux, après avoir reconnu que l’éducation est la clé de tout et recommandé même  dans la religion islamique, ont à leur tour prôné un apaisement soutenu pour que cette année soit réussie. Ils ont demandé aux élèves de respecter leurs enseignants.
Après avoir écouté toutes ces structures, le gouverneur de la Région de Maradi, M. Zakari Oumarou a livré son discours de lancement officiel de l’année scolaire 2018-2019. De par l’engagement que vous venez de prendre ici, poursuit-il, je relève que la région de Maradi se veut désormais le porte flambeau du combat national à mener pour faire changer le rang peu honorable qu’occupe notre pays en matière d’Indice de développement humain. « Ce flambeau, nous allons le tenir avec honneur et dignité, tout comme du reste nous avions tenu celui de capitale économique depuis plusieurs décennies » a-t-il dit.
Il a ajouté que par cette cérémonie de lancement de l’année scolaire avec les engagements pris, c’est l’ouverture d’un débat sur la contribution que  chacune de nos régions doit apporter pour un changement de comportement en vue d’imposer au PNUD le changement du rang de notre pays par rapport à leur fameux IDH. Le gouverneur de la région de Maradi a indiqué que Maradi est en train de devenir le quartier Latin du Niger en matière d’éducation et un pôle sanitaire en matière de santé.
Dans le domaine sanitaire, il a cité les trois universités que compte Maradi, à savoir, l’Université Dan Dicko Dankoulodo, l’Université Libre et l’Université Mariam Abacha qui renferment des Facultés et instituts de formation en santé et plusieurs autres instituts de formation des cadres de santé. Il a cité aussi la construction de l’hôpital général de référence et d’un hôpital ophtalmologique, le premier dans la sous-région. En matière d’éducation, hormis les trois universités, il a cité plusieurs écoles et instituts de formation dans divers domaines.
A l’endroit de tous les acteurs et partenaires de l’école, Zakari Oumarou a soutenu avoir écouté leur engagement pour la cause de l’école. « J’en pends acte et vous rassure au nom de l’État que nous assumerons notre part de responsabilité avec dévouement, respect et considération à l’égard de tous » a-t-il rassuré.
La présentation des lauréats du prix d’excellence 2018, la remise de kits aux élèves et la remise du témoignage de satisfaction au gouverneur de la région de Maradi ont sanctionné cette cérémonie.
AT/ANP/ 009 Octobre 2018

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