Le village de Ekirkiwit veut devenir le potager de la ville d’Agadez

Soumis par lawan le dim, 14/04/2019 - 18:58
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Agadez, 14 avril (ANP) - Le village de Ekirkiwit à  7 kilomètres Ouest  de la ville d’Agadez veut devenir le potager de la ville à initiative d’un agro-pasteur originaire de Krip-krip M.Assalek Ibrahim fort de sa  riche expérience en agropastoralisme.
En dépit des difficultés d’approvisionnement - le niveau statique de l’eau varie selon les sous zones de 20 à 50 mètres-, l’agrobusiness entend apporter à la population de nouvelles techniques d’exploitation rationnelles  des terres à travers des investissements propres sans apports Etat-gouvernement-ONG.
Il s’agit selon lui de lutter contre la migration, le chômage et promouvoir le développement durable dans la zone maraîchères. Le complexe agro-pastoral d’Ikirkiwit est présenté comme une entreprise citoyenne d’appui et de solidarité. L’idée est d’une part relever le défi de la migration,  principale activité des jeunes avant son interdiction en 2015 et d’autre part assurer  l’autosuffisance alimentaire dans cette zone désertique dépendante de son approvisionnement céréalier.
Les techniques agricoles   dans le complexe  consistent  à l’exploitation  des puits équipés de moto pompes, fournissant l’eau au périmètre cultivé où les six  jardiniers mettent en valeur et les terres  favorables  aux cultures céréalières,  fruitières et  légumières.
À Ekirkiwit explique M.Gambo Oumarou l’un des  six jardiniers qui ont trouvé sur place  un emploi réconfortant, (salaire, logement, nourriture) nous mettons en valeur pour fin  d’exploitation les terres où les sols sont de type limono-argileux favorables  durant toute l’année aux cultures céréalières,  fruitières et  légumières.
M.Gambo Oumarou explique :’’ nous travaillons depuis 2014 pour M.Assalek. Je suis originaire de Tessaoua où j’étais maçon avant de devenir aujourd’hui jardinier à Ekirkiwit  et ce depuis 2018  avec la création de ce  complexe agro- pastoral. Nous avons démarré avec un seul puits et on s’est vite rendu compte qu’il était impossible d’irriguer le jardin, arroser les arbres, entretenir la pépinière, abreuver les ovins, caprins, camelins’’.C’est pourquoi  le propriétaire a jugé utile  de réaliser sur fonds propres deux forages équipés de panneaux solaires ce qui nous a permit au moins d’être en mesure d’avoir deux récoltes a notre actif. Mais le problème d’approvisionnement en eau reste encore récurrent à Ekirkiwit.
Une partie de la production est écoulé sur les marchés d’Agadez  pour juste supporter les charges du complexe et des employés que le propriétaire a naturellement instruit d’aider les populations locales ce que font  à volonté les employés tous anciens candidats à la migration. La population profite également pour satisfaire ses besoins en eau de consommation.
Les principales spéculations sont : oignon, salade, pomme de terre, ail, maïs, aubergine, courge, betterave sucrière Moringa, luzerne, tomate, anis ,le poivron, le piment, la laitue, le chou, l’oseille,  etc.. Une pépinière a été mise en place pour produire des plants de plusieurs espèces arbustives.
L’une des plus grandes difficultés indique le jardinier Gambo c’est qu’au niveau du jardin le propriétaire n’est appuyé ni par les projets encore moins les ONG qui pullulent dans la région d’Agadez. En plus on note l’absence de toute structure d’appuie ou d’encadrement malgré notamment les stratégies et impacts du complexe de Ekikiwit à savoir la lutte contre la migration et le chômage de jeunes, les appuis multiformes aux populations locales.
‘’Plus qu'un complexe agricole-sylvo-pastorale, c'est un Programme  de développement économique, un investissement dont la rentabilité est bénéfique à nous-mêmes initiateurs et aux populations de la zone notamment à travers la création d’emplois ; l’amélioration de la sécurité alimentaire par le développement de l’irrigation indique selon M. Assalek Ibrahim’’.
L’objectif  visé est de contribuer à créer aussi les conditions d’une gestion durable des ressources naturelles ;  amener l’Homme à innover et mieux assurer la pérennité des initiatives  propres ; renforcer les chances de pérennisation des acquis  promouvoir un système de production afin de contribuer à la réduction de la pauvreté. Il s’agit par ailleurs de trouver des emplois pour la jeunesse afin de lutter contre la migration selon le promoteur du complexede Ekirkiwit’’.

‘’Dans le cadre de nos activités nous pensons mettre un accent sur le développement de l’arboriculture. Il s’agit  de voir la faisabilité de la culture des pamplemoussiers, des orangers, des mandariniers et des citronniers. La culture de ces plantes est d’une  grande importance grâce à la valeur économique qu’elle engendre. Ce sont des cultures marchandes par excellence’’.
L’autre volet très important de nos activités conclut M.Assalek c’est l’élevage des petits et gros ruminants  de race (caprins, ovins, camelins) qui pourraient résister aussi aux aléas climatiques. Mais nous avons également des races locales qui sont utilisés pour la production du lait des fromages, de viande etc.
Il  y a urgence  que le complexe agricole   soit appuyé  d’autant plus que la  faisabilité de l’agriculture irriguée dans la zone a été testée avec succès. Tout peut se produire et les jardiniers une fois encadrés, appuyés, soutenus par l’Etat  et les partenaires au développement  peuvent s’auto suffire. 
L’orientation sur le plan agricole doit s’inscrire dans une stratégie globale  visant à confier un rôle économique de premier plan à ce secteur.
Le promoteur  du complexe agricole de Ikirkiwit compte entreprendre des actions qui  doivent s’inscrire dans la durée  et devraient être mise en œuvre ,de manière à donner une nouvelle impulsion  au développement socio économique , culturel, l’assistance au monde rural, la lutte contre la pauvreté  et le développement des ressources humaines. S’il lui arrivait de gagner des investissements Ekirkiwit pourra devenir le potager d’Agadez.
AH/CA/ANP- 0058 Avril 2019
 

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