Le Sommet de Niamey : le président Issoufou insiste sur les liens changements climatiques-pauvreté- sécurité

Soumis par lawan le lun, 25/02/2019 - 17:54
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Niamey, 25 fév (ANP) – Le Président Issoufou Mahamadou du Niger a insisté sur la triade changements climatiques-pauvreté et sécurité, notant que 100 millions de personnes dans le monde pourrait basculer dans la pauvreté d’ici 2030 du fait de l’impact du changement climatique.
S’exprimant à l’ouverture du premier sommet des chefs d’Etat de la commission climat de la région Sahel ce lundi 25 février à Niamey Issoufou Mahamadou, président de la commission climat région Sahel a fait valoir que le dérèglement climatique est une menace pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la sécurité et la stabilité sociale et politique dans la sous-région.
‘’La naissance et le développement de Boko  Haram, mouvement actif dans le bassin du Lac Tchad commun- frontière Niger, Nigeria, Tchad- sont en parties liés à la paupérisation de la population du fait de retrait des eaux du lac – représentant 10% de sa superficie des années 1960-, a fait observer le chef de l’Etat nigérien, notant que cette situation a un impact sur les ressources agricole, pastorale et halieutique.
‘’La liaison entre le changement climatique et le terrorisme est désormais établie’’, a-t-il insisté.
Le président Issoufou a  averti que la Sahel sera probablement une des principales régions d’origine de 250 millions de migrants attendus en 2050 dans le monde,  expliquant les  migrants qui quittent le sahel sont des migrants climatiques du fait du réchauffement climatique projeté de 4 à 3 degré contre un engagement mondial de le maintenir à 2 degré.
‘’Nous continuerons malheureusement à payer les conséquences d’une situation  dont nous sommes loin d’être responsables’’, a déploré le président nigérien, soulignant les mesures d’atténuation et d’adaptation envisagées par les pays sahéliens visant une économie sobre en carbone et garantissant  une plus grande sécurité alimentaire. Le plan du Niger est de 8,6 milliards dollars dont 3 milliards de fonds propres pour l’horizon 2030.
Le Plan d’investissement climatique pour la région Sahel (2018-2030) est d’un cout de 400 milliards de dollars dont le programme prioritaire 2018-2023 de 1,32 milliard de dollars sera soumis à une table ronde le 26 février à Niamey.
Les présidents Denis Sasou Nguesso du Congo, Alpha condé de la Guinée Conakry,  Idriss Déby Itno du Tchad, Chistian Roch Marc Kaboré du Burkina Faso, le vice Président du Soudan  Bakri Hassan Saleh, le premier Malien Soumaylou Boubé Maiga et des délégations ministérielles ont répondu au rendez-vous de Niamey.  La France est représentée par le ministre d’Etat de la transition écologique et solidaire, Francois de Rugy.
La région Sahel géo climatique qui s’étend sur 10 millions de K2 allant de l’Atlantique à la corne de l’Afrique est soumise à une forte variabilité climatique – sécheresses, phénomènes extrêmes tels les inondations.
Il s’agit du Bénin,  du Burkina Faso, du Cameroun, du Cap vert, de la Cote d’Ivoire,  de la Gambie, de la Guinée Conakry, du Djibouti, de l’Ethiopie, de l’Erythrée, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Nigeria, du Sénégal, du Soudan et du Tchad.
CA/ANP-00134 Février 2019

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