Le Président Issoufou : Mobilisation de 10 000 milliards de CFA en 8 ans pour le programme de renaissance

Soumis par lawan le sam, 06/04/2019 - 16:27
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Niamey, 6 avril (ANP)- Le  président de la république Issoufou Mahamadou a dressé ce samedi 6 avril  un bilan de 8  ans de gouvernance après son élection en 2011 et sa réélection en 2016.
Dans  une interview   à la télévision nationale  à l’occasion l’an 8  de son investiture,  le chef de l’Etat a déclaré «  que le bilan de mise en œuvre du programme de la renaissance est positif. Car le gouvernement a mobilisé les ressources  pour 10 .000  milliards  de francs CFA pour la mise en œuvre  des 8 axes du programme de renaissance sur la base duquel il a été porté à la magistrature suprême  par le peuple ».
Le  Programme de Renaissance Acte-2 » est articulées autour de huit (08) priorités à savoir (i) promouvoir la renaissance culturelle, (ii) poursuivre la consolidation des institutions démocratiques, (iii) assurer la sécurité des personnes et des biens, (iv) garantir l’accès à l’eau pour tous, (v) assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle à travers l’I3N, (vi) développer les infrastructures de communication et énergétiques, (vii) développer les secteurs sociaux : éducation et santé, (viii) promouvoir l’emploi des jeunes. 
Le président Issoufou a également déclaré  que « les promesses faites dans le programme  sur la base duquel il a été élu sont tenues », citant les réalisations d’infrastructure tant à Niamey la capitale que dans les différents chefs-lieux de régions, la  mise en place d’institutions fortes  et  l’initiative « les Nigériens Nourrissent les Nigériens ».
‘’Au Niger, la  sécheresse n’est plus synonyme de famine’’, a fait valoir le chef de l’Etat.
Abordant  la  renaissance culturelle qui est l’un des axes qui s’est ajouté au programme de renaissance à compter de son deuxième mandat  le  président Issoufou Mahamadou  a appelé les Nigériens  à changer de comportement  en bannissant certaines habitudes.
Le président Issoufou  a indiqué que la question démographique reste encore un défi malgré les progrès enregistrés dans ces domaines avec  notamment l’amélioration de l’indice synthétique de fécondité qui passe de 7 enfants par femme à 5,6 enfants.
« Cette tendance doit se poursuivre  à travers la scolarisation  et l’alphabétisation » des filles en particulier a insisté le président Issoufou Mahamadou.
Le chef de l’Etat s’est déclaré « satisfait des efforts des forces de défense et de sécurité dans leur mission de protection du territoire,  l’armée nigérienne  est classée  3ème  au niveau de la Communauté Economique des Etats de  l’Afrique de l’ouest (CEDEAO)  qui compte 15 Etats’’,  notant que  25 % des ressources du budget sont destinées aux dépenses de sécurité mais  compte tenu de certaines  contingences ‘’nous consacrons 19 % du budget présentement’’.
Malgré ces contraintes,  elles remplissent convenablement leurs missions de défense et de sécurisation du territoire dans un contexte régional troublé.
Au plan économique, Le président Issoufou  a indiqué « que le pays a enregistré une croissance moyenne de 6 % l’an au cours des huit dernières années » avant d’ajouter que le Fonds Monétaire International a classé le Niger 144ème  sur 193 pays  sur la base du  niveau de vie.
‘’La masse salariale qui était à 103 milliards en 2010 est passée à 273 milliards en 2018’’,  a annoncé  le chef de l’Etat, soulignant le recrutement des agents et la revalorisation du traitement des fonctionnaires.
Le président Issoufou a au cours de l’entretien réaffirmé sa détermination à passer le témoin à un autre Nigérien en organisant  des élections libres et transparentes – prévues en 2021, NDLR- à la fin de son mandat
A  cet effet,  il appelle l’ensemble de la classe politique nigérienne  à taire leur différend  et œuvrer tous pour le triomphe de la démocratie.
Parlant de la crise universitaire le président de la république  a indiqué que l’Etat au vu des ressources consacrées à l’éducation a le devoir d’appeler à l’efficience et à l’efficacité du système éducatif. Depuis plusieurs semaines, les universités publiques sont paralysées par une série de grèves des enseignants chercheurs qui protestent notamment la récente décision du gouvernement de nommer les recteurs.
MHM/CA/ANP- 0018 Avril 2019

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