La situation des personnes déplacées internes au Niger demande une attention constante et renouvelée (ONU)

Soumis par lawan le sam, 24/03/2018 - 14:30
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Niamey, 24 Mars (ANP) - En fin de mission au Niger, la Rapporteuse Spéciale sur les droits des personnes déplacées internes des Nations Unies, Mme Cécilia Jimenez-Damary, a animé ce samedi 24 mars une conférence de presse sur le bilan de sa visite au Niger et qui fait ressortir que la situation de ces personnes demande une attention constante et renouvelée.
Au cours de son séjour, qui a débuté le 18 mars dernier, la Responsable onusienne a tenu à disposer des informations des premières mains afin d’évaluer la situation des droits de l’homme des personnes déplacées internes du Niger.
Après des rencontres avec les autorités nigériennes et onusiennes, elle s’est notamment rendue sur des sites d’hébergement des personnes déplacées dans les Régions de Diffa et Tillabéry, afin d’échanger avec eux, mais aussi avec les représentants des communautés d’accueil, pour recueillir leurs besoins et leurs attentes.
Par cette rencontre avec la presse nigérienne, Mme Jimenez-Damary a donc voulu présenter les conclusions de sa mission au Niger qui, a-t-elle dit, ne sont que des observations préliminaires en attendant le Rapport qu’elle va présenter au Conseil des droits de l’homme de l'ONU en juin prochain.
De prime abord, la Rapporteuse Spéciale de l’ONU a fait remarquer que le Niger fait actuellement face à deux crises de déplacés internes au niveau de ses frontières avec le Mali et le Nigeria, précisant que le Niger n’avait jamais connu une telle expérience auparavant. D’où l’instabilité constatée dans la gestion de cette situation.
Tout de même et parce que les personnes se déplacent de manière préventive, la Responsable onusienne a insisté sur le fait que le Gouvernement du Niger doit élaborer une procédure d’assistance claire, l’accès humanitaire étant actuellement limité.
Après avoir rapporté certaines doléances des personnes déplacées et qui ont trait à l’accès aux services sociaux de base et aux activités génératrices de revenu, Mme Cécilia a déploré le fait que l’intensification des opérations militaires ne permette pas de garantir la protection des civils dans les zones de conflits, rappelant ainsi au Gouvernement ses obligations en matière humanitaire et de protection des civils.
Aussi et parce qu’il est temps d’agir, la Rapporteuse Spéciale de l’ONU sur les droits des personnes déplacées internes a-t-elle demandé au Gouvernement nigérien d’accélérer sa réponse à la situation, tout en appelant les partenaires humanitaires à financer le Plan de réponse humanitaire adopté récemment par le Niger. Aux acteurs de développement, elle a demandé des interventions plus appuyées.
Pour elle, « le Niger ne doit pas être oublié », car ce sont quelque 130.000 déplacés qui sont enregistrés à Diffa, pour plus de 8.000 dans la Région de Tillabéry.
KPM/AMC/ANP/Mars 2018

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