L' Algérie a expulsé 35.598 nigériens en 4 ans en violation des lois internationales, selon un expert de l’ONU

Soumis par lawan le mar, 09/10/2018 - 12:15
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Niamey, 9 octobre (ANP) – 35.598 migrants nigériens ont été expulsés d’Algérie depuis 2014 dont 12.177 pour les 9 mois de 2018,  selon les estimations de l’Organisation Internationale de la Migration (OIM) a annoncé lundi 8 octobre à Niamey le rapporteur spécial des Nations Unies pour les droits des réfugiés en fin de mission au Niger, estimant que ces expulsions collectives’’ est une violation des conventions internationales’’
Ces refoulements massifs visent en particulier des femmes et des enfants de la région de Zinder en situation de vulnérabilité  qui  migrent- se soldant parfois par des drames, NDLR-  vers l’Algérie où ils s’adonnent à la mendicité, a expliqué M. Morales.
Depuis 2017,  ces expulsions collectives vers le Niger ont concerné des non nigériens notamment des ressortissants du Cameroun, du Ghana, de la Guinée et du Nigéria dont le nombre a été estimé à plus de 8000, a-t-il ajouté.
Selon le rapporteur onusien, à partir de Tamanrasset, le poste frontalier algérien , les  migrants non nigériens sont abandonnés au point dit ‘’zéro’’ à 15 km de la frontière du Niger  où ces derniers, des enfants, des femmes et des hommes  sont obligés de marcher  dans le désert près  25 km, sans aucune assistance des autorités algériennes et nigériennes,  pour joindre Assamaka (, poste frontalier du Niger).
D’Assamaka, les migrants sont laissés à leur sort pour rejoindre Arlit où ils sont pris en charge par un centre de transit de l’OIM, a-t-il relaté, appelant les autorités algériennes à arrêter ces expulsions collectives  en respectant  ses engagements internationaux.
Le rapporteur spécial des droits humains des réfugiés a effectué une mission au Niger du 1er au 8 octobre  au cours de laquelle il a rencontré des autorités nigériennes, des partenaires actifs dans le domaine et s’est rendu à Niamey et Agadez,  principale voie d’entrée et de sortie  où il a visité des centres et des ghetto  des migrants et échangé avec ces derniers.
La mise en œuvre de la  loi anti migratoire adoptée en 2015 au Niger  a limité les flux  des migrants, passant de plus de 333.891 en 2016 à 43.380 en 20118, selon les estimations de l’OIM,  toutefois, il en découle des défis liés aux droits humains, en croire l’expert onusien.
CA/MHM    ANP – 0038 Octobre 2018

 

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