Inauguration de la 1ère Ecole de formation judiciaire du Niger

Soumis par ANP le mar, 03/10/2017 - 15:55
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Niamey, 03 Oct. (ANP) - Le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, M. Marou Amadou a procédé, ce mardi 3 octobre à Niamey, au lancement officiel du démarrage de la formation initiale de la 1ère promotion de l’Ecole de formation judiciaire du Niger (EFJN).
L’EFJN effectuait ainsi sa rentrée académique 2017-2018. Selon le Secrétaire général de l’établissement, Mamane Saidou, la 1ère promotion de l’Ecole compte 16 Elèves-magistrats, choisis après un test rigoureux.
Auparavant, rappelle-t-on, les magistrats nigériens étaient formés à l’Ecole Nationale d’Administration et de la Magistrature (ENAM), qui redevient ENA (Ecole Nationale d’Administration), parce que désormais amputée de la section Magistrature.
L’EFJN se veut un centre d’excellence sous-régional de formation des différents corps de métier de la justice. Selon Mamane Saidou, aussitôt créée, l’Ecole attire déjà la convoitise dans la sous-région, aussi bien des apprenants que des éducateurs, sans doute  eu égard à la qualité du corps enseignant appelé à former les futurs magistrats.
Face à ces derniers, le Ministre de la Justice, après avoir fait observer que ce 3 octobre 2017 est un moment historique pour la justice nigérienne, a d’abord salué le rôle important joué par l’ENA dans le renforcement du corps judiciaire au Niger, avant d’indiquer que « le gouvernement attache à la formation initiale et continue du personnel judiciaire une place de choix », eu égard au problème de ressources humaines dont le corps judiciaire fait face.
C’est du reste dans le cadre de l’élargissement de la carte judiciaire du Niger, qu’en plus de cette école, le gouvernement a également procédé à la création de vingt-sept (27) tribunaux en cours d’opérationnalisation, a déclaré le Ministre Marou Amadou qui annonce, en outre, un chantier de grande réforme de la justice avec la création de nouvelles Cours d’appel, de tribunaux communaux, etc.
Selon lui, en effet, « il n’y a pas d’Etat de droit fort sans une justice forte, et il n’y a pas de justice forte sans des magistrats de qualité », bien formés, courageux et intègres.
En plus des magistrats, l’EFJN aura, à l’avenir, à former des greffiers, mais aussi le nouveau personnel spécialisé de l’administration pénitentiaire. Le but ultime, a dit Marou Amadou, est « de doter le pays du personnel qu’il faut pour que la justice nigérienne marche comme cela se doit ».
KPM/AMC/ANP/Octobre 2017
 

 

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