Diffa : le chef de l’état procède au lancement des travaux de construction du Pipeline international Niger-Bénin à Koulélé (Agadem)

Soumis par lawan le mar, 17/09/2019 - 10:29
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Niamey ,17 septembre 2019 (ANP)-Le Président de la République, Chef de l’Etat, SEM. Issoufou Mahamadou est arrivé le lundi 16 septembre 2019 dans l’après-midi sur le site de Koulélé, situé à 90 km d’Agadem dans la région de Diffa rapporte le quotidien gouvernemental ‘’le sahel’’. 
À sa descente d’avion, le Chef de l’Etat a été accueilli par le président de l’Assemblée nationale, puis salué par les membres du gouvernement et ceux du corps diplomatique, le gouverneur de la région de Diffa et plusieurs personnalités.
Peu après l’accueil et les salutations, le Président Issoufou Mahamadou a procédé, au lancement des travaux de construction du pipeline international export reliant le Niger au Bénin pour un linéaire total de 1982 km dont 1298 km en territoire nigérien et 684 km au Bénin.
La construction de ce pipeline constitue une étape importante dans la production pétrolière au Niger. Les travaux de construction seront exécutés par la CNPC et la société de pipeline au Niger dénommée West African Oil Pipeline Company (WAPCO-Niger).
Conformément à la feuille de route que le gouvernement s’est fixée en collaboration avec ses partenaires, le gros des travaux démarrera en janvier 2020 et sera achevé en novembre 2021 et la mise en exploitation n’interviendra qu’en janvier 2022.
Le lancement des travaux de construction des infrastructures de surface et du pipeline d’exportation du pétrole d’Agadem vers le port de Sémé au Bénin est le résultat d’un processus qui a duré six (6) longues années d’intenses et longues discussions et négociations, par moment houleuses et où chaque partie défendait jalousement ses intérêts, mais avec la ferme volonté d’aboutir à un résultat partagé et consensuel.
De par sa taille, son niveau d’investissements, les recettes attendues et les emplois qu’il générera, ce projet est l’un des plus importants que notre pays ait enregistré depuis son indépendance.
Il faut noter que pour le développement de la Grande autorisation exclusive d’exportation (Grande AEE) et la mise en évidence des réserves récupérables estimées à 844,8 millions de barils, ce sont des investissements de l’ordre de six (6) milliards 870 millions de dollars US, soit 4000 milliards de FCFA qui sont prévus dont plus de cinq (5) milliards de dollars ou 2800milliards de FCFA pour les seules années 2019, 2020 et 2021 correspondant à la période de construction.
Ces investissements vont permettre le développement du champ pétrolier, c’est-à-dire la préparation à l’exploitation de 112 gisements destinés à l’export à travers la réalisation de 430 forages ; la construction d’un nouveau centre de collecte et de traitement à Koulélé d’une capacité de traitement 90.000 barils/Jour.
C’est dire que ce projet d’oléoduc impactera positivement la marche du Niger vers l’émergence économique et sociale. En effet, le secteur pétrolier représente déjà un fort levier de croissance au Niger.
A titre illustratif, de 2011 à 2018, il a représenté en moyenne 4% du PIB ; 19% des recettes fiscales et 16% des exportations. A terme, avec la mise en œuvre de cette nouvelle phase, le secteur pétrolier sera le principal levier de l’économie nigérienne. Il représentera ainsi, à l’horizon 2022, quelque 24% du PIB ; 45% des recettes fiscales ; 68% des exportations et 8 à 12% des emplois salariés formels au Niger.
En outre, un des atouts de la construction de ce pipeline d’exportation du brut réside également dans les opportunités et les conditions favorables qu’il offre pour d’autres investissements sur les blocs pétroliers du Niger, devenus alors plus attractifs permettant ainsi de booster l’exploration, d’augmenter les réserves et d’accroître les niveaux de production. Ce qui veut dire qu’on peut alors espérer dans quelques années bien au-delà de 100.000 barils/Jour.

IZN//MHM ANP  074 septembre 2019
 

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