Blocage dans la mise en œuvre du protocole d’accord avec le gouvernement, selon L’Intersyndicale des Travailleurs du Niger

Soumis par lawan le jeu, 14/03/2019 - 17:06
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Niamey, 14 Mars (ANP)- Le protocole d’accord entre le gouvernement et le regroupement de sept centrales syndicales , l’Intersyndicale des Travailleurs du Niger (ITN)  butte sur la question de prime de départ à la retraite, a annoncé  ce jeudi 14 Mars le porte-parole, Chaibou Tankari au siège de l’Union Syndicale Progressiste des Travailleurs (USPT).
Au cours d’un point de presse les syndicats nigériens,   Chaïbou Tankari a rappélé les ‘’points inscrits dans leurs négociations, et dont ils n’ont toujours pas été satisfaits jusque-là » qui ont fait l’objet d’un protocole en octobre 2018.
« Nous avons entamé des négociations pour aboutir à un protocole d’accord sur ces plateformes revendicatives jusqu’en 2017, un protocole datant du 20 octobre 2018 » selon Chaïbou Tankari.
Au cours d’une rencontre «, l’un des points importants sur lequel le gouvernement voulait remettre en cause son engagement c’est la prime de départ à la retraite qui est de 6 mois pour tout agent de l’Etat qui a été exploité par son Etat et qui part à la retraite. Le Gouvernement dit avoir été trompé, piégé, il tentait de revenir sur ces engagements et nous nous sommes retirés pour revenir dire au gouvernement que nous lui donnons quatre jours pour revenir sur son engagement » a-t-il indiqué. 
Les travailleurs nigériens ont décidé de s’en tenir à l’esprit du protocole et du contenu du protocole lui-même. Après une rencontre avec le Premier Ministre le vendredi 1er Mars 2019, les travailleurs lui ont exposé un certain nombre de problèmes qui concernent le protocole d’accord et qui doivent être régler relativement à la prime de départ qui fait l’objet de gros problème. Selon toujours Chaïbou Tankari, le Chef de gouvernement « a pris l’engagement de revenir pour une rencontre et pour un laps de temps depuis le 1er Mars ».
Entre temps le 18 février 2019, il a eu un décret portant sur l’augmentation du frais de déplacement des membres du gouvernement notamment et des députés nationaux. A cette exigence des travailleurs nigériens s’ajoutent d’autres points qui concernent par exemple le régime indemnitaire qui a été adopté depuis le protocole d’accord de 2012.  Ce qu’il faut comprendre de ce régime indemnitaire, selon le Secrétaire général de l’USPT, c’est que cela « met à nu l’Etat du Niger qui fait la discrimination dans le traitement de ces propres agents et donc nous ne pouvons pas en tant que ITN qui est entrain de renforcer ces capacités son éveil de conscience, nous ne pouvons pas nous taire sur toutes ces questions importantes aujourd’hui dans l’intérêt des travailleurs ».
Aussi, La mise en place du protocole d’accord sur la gestion de mutuelle de santé pour les agents de l’Etat du 31 janvier 2019, dont rien n’est fait, « de la 5ème république à aujourd’hui ».
D’autres revendications sont également évoquées par les travailleurs nigériens, notamment les incidences financières qui attendent toujours d’être accordées par le gouvernement. Celles-ci portent sur le parachèvement du processus d’élaboration et d’adoption du régime indemnitaire des agents de l’état couplé au paiement des stocks des incidences financières et la définition de mécanisme résolution d’incidences financières.
Les revendications ont trait aussi à l’octroi de l’indemnité spéciale de départ à la retraite aux agents de la fonction publique avec prise d’effet à compter de janvier 2019 ; à la révision de la convention collective interprofessionnelle ; à la révision du décret fixant les frais de déplacement accordés aux agents de la fonction publique et à la mise en œuvre du statut des agents auxiliaires.
L’intersyndicale réclame en outre la convocation du comité  sur la réduction des hydrocarbures ; la création du cadre de concertation sur la réduction des prix de la téléphonie  ; la mise à la disposition du comité chargé du parachèvement du processus de mise en place de la mutuelle de santé des agents de l’état ; l’organisation de l’atelier de validation sur la révision de la convention collective interprofessionnelle pour sa mise en œuvre à compter de janvier 2019.
L’intersyndicale des travailleurs comprend la Confédération Démocratique des Travailleurs du Niger(CDTN), la Confédération Nigérienne de Travail ‘(CNT) ; la Confédération Générale des Syndicats Libres (CGSL Niger) ; l’Union Générale de l’Economie Informelle (UGSEIN) ; l’Union Générale des Travailleurs du Niger (UGTN) ; l’Union Syndicale Progressiste des Travailleurs (USPT) et l’Union des Syndicats des Travailleurs du Niger (USTN).
Le Niger compte une douzaine de centrales syndicales.
ISA-SML/MHM/CA/ANP- 0066 mars 2019 

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