Agadez : Fin du forum sur le développement économique local et la migration

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Soumis par lawan le ven, 01/02/2019 - 11:56
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réuni pendant trois jours élus locaux, État, populations, organisations de la société civile, secteur privé, partenaires techniques financiers- a débattu sur les processus économiques dynamiques en vue de l’amélioration des conditions de vie  des populations.
Dans son discours de clôture le gouverneur de la région M.Sadou Soloké s’est déclaré convaincu que la région pourrait à l’issue des travaux du forum pouvoir relancer son développement socioéconomique. Il a par ailleurs invité tous les acteurs au développement de s’investir pleinement pour le bien-être des populations.
Rappelons que le conseil régional d’Agadez a dans  son Plan de Développement Régional PDR déjà défini les grands objectifs de développement régional à travers une démarche participative qui s’inscrit dans une vision à long terme d’aménagement du territoire ;  Assurer la cohérence temporelle du processus de développement régional (2016 – 2020) en inscrivant les objectifs stratégiques à moyen terme dans le cadre du long terme tracé par les études prospectives et articuler la gestion dans les grands équilibres et la recherche des résultats à moyen terme avec les orientations et planifications nationales ;  Assurer la cohérence sectorielle et intersectorielle à travers les programmations des différents secteurs d’activités ;  Assurer la cohérence spatiale des initiatives de tous les acteurs du développement dans le respect des principes de la décentralisation ;  Suivre et évaluer les politiques, les programmes et les projets de développement et veiller à réaliser la cohérence intersectorielle et socioéconomique nécessaire etc.
Le forum d’Agadez organisé par le conseil régional d’Agadez a été financépar le PROGEM un Programme qui vise à : « Améliorer la gestion des défis migratoires » .Le ProGEM vise à renforcer les capacités des collectivités territoriales des régions d'Agadez, Tahoua et Zinder . D'une durée de trois ans, le ProGEM découle du Programme pour la Prévention et la Lutte contre la Migration Irrégulière que le Niger a élaboré à titre de contribution au Sommet de la Valette tenu en novembre 2015. Il est doté d’un budget de 28,5 Millions d’Euro (18,5 Milliards FCFA), financé par le Fonds Fiduciaire d’Urgence pour l’Afrique de l’Union européenne (FFUE) et la Coopération allemande (BMZ) qui assure sa mise en œuvre.
La position géographique du Niger en fait l’un des principaux pays de transit par lesquels, les migrants des pays d'Afrique de l'Ouest du Centre, passent pour atteindre l’Afrique du Nord et l’Europe. La région d’Agadez, notamment, est devenue une véritable plaque tournante de la migration, et dans une moindre mesure les régions de Zinder et de Tahoua qui sont traditionnellement caractérisées par une migration économique régionale et saisonnière. Les collectivités territoriales situées sur ces axes migratoires se retrouvent affectées par les conséquences des flux migratoires qui rendent de plus en plus difficile, l’accès aux services et aux infrastructures de base (eau, santé, énergie, éducation etc.) – déjà déficitaire.
C’est pourquoi les interventions du ProGEM se déclinent en trois axes :Un appui aux communes et régions pour leur permettre de mieux cerner et analyser les conséquences locales de la migration afin d'identifier des recommandations d’actions concrètes ; Le soutien aux collectivités territoriales dans la mise en œuvre des mesures identifiées pour mieux répondre aux besoins des populations résidentes et des migrants de transit et de retour ;La promotion du dialogue national sur les conséquences de la migration, en capitalisant et en diffusant les expériences faites aux niveaux communal et régional.
Le ProGEM coopère principalement avec les conseils municipaux et régionaux, les gouvernorats, les services déconcentrés de l’État et les organisations de la société civile. Pour cela, des Cellules Techniques sont mises en place comprenant de membres de l’administration communale ou régionale, du conseil municipal et régional, de la société civile et de représentants des services déconcentrés de l’État. Des bureaux d’antennes sont implantés dans les trois régions d’intervention.
AH/CA/ANP-003 février 2019

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